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Alioum Moussa: « Le projet ART-DOISES va permettre de financer la scolarité des élèves dans l’Extrême-Nord »

peintre.

Propos recueillis par N.N

Vous avez monté un projet pour soutenir les élèves dans la région de l’extrême Nord. De quoi s’agit-il?

Je suis artiste plasticien scénographe camerounais, originaire de la région de l’Extrême-nord. Né et grandi à Maroua. J’ai conçu un projet artiste solidaire intitulé « ART-DOISES ». Il consiste à dessiner « les visages d’enfants imaginaires » graphiquement très colorés sur 500 exemplaires d’ardoises d’écoliers en bois.  L’idée est d’organiser une exposition vente avec le soutien de l’institut français, Yaoundé. A la suite, un pourcentage des revenus de ventes de cette exposition sera dédié à l’inscription de 10 enfants nécessiteux à l’école.

Pourquoi l’Extrême-nord  et pas une autre région? Le Sud-ouest par exemple ?

Le but de ce projet « ART-DOISES » c’est que mon art a un impact direct dans la société dans laquelle je vis et je travaille. Autour de moi, je vois de la misère, de la souffrance, des gens qui attendent désespérément la solution miracle, de l’élite intellectuelle et politique  de notre pays. Nous avons dans cette région des hautes personnalités de notre gouvernement, pendant ce temps l’Extrême-Nord est la région où il y a plus de décrochage scolaire et la sous scolarisation des enfants à l’école. Je me suis demandé quel avenir peut-on espérer pour nos enfants s’ils passent à côté de la scolarisation. Surtout pour la jeune fille. C’est fort de ce constat, que je me suis dit que je peux faire quelque chose à mon petit niveau.

Ce projet  est une manière d’apporter ma pierre à l’édifice. Au lieu de toujours critiquer, je passe à l’acte.

Le choix des ardoises est-il le meilleur pour apprendre aux enfants à dessiner ?

Je me considère comme artiste conceptuel, j’aime détourner les objets du quotidien pour m’en servir comme matière et ou support de mon expression artistique et poétique. J’utilise le textile, le plastique pour évoquer les phénomènes environnementaux et sociaux qui minent notre société contemporaine. C’est dans cette même démarche que je me suis approprié de ce support ‘Ardoise’ qui me semble cohérent, pour associer mon discours à ce phénomène de solidarité entre le peuple, combien urgent pour le camerounais d’aujourd’hui.

Quel est le rôle de l’expédition dans ce projet?

L’exposition installation de ces « Ardoises » permet de révéler au public mon angle de vue sur l’importance de l’école, de l’éducation et d’une chaîne  de solidarité entre les humains, dans un monde où on a tendance à voir une propension de l’égoïsme et de l’égocentrisme.

Combien d’élèves recevront ces ardoises?

Pour le départ,  j’ai pensé à 10 enfants. C’est peut-être peu, mais c’est déjà bien, pour être sûr que je vais tenir à mon objectif. C’est pour cette raison que j’invite tout le monde à venir soutenir l’initiative comme l’a fait le directeur de l’Institut français du Cameroun. Mr Yann Lorvo.

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