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  • Yaoundé - Cameroun

Concours Ens/Enset : ça coince entre le Minsup et le Minfopra

Les arrêtés de lancement tardent,  alors que la rentrée  2022-2023 se précise.

Par Albert Amougou

Cette fois ci, l’attente est trop longue. Les nouveaux bacheliers  s’impatientent, les licenciés aussi. Le précieux communiqué  signé du ministre d’Etat, ministre des enseignements supérieurs, Pr Jacques Fame Ndongo se fait attendre.  Pourtant, des sources du Minsup précisent que « Tous les concours ont été lancés : Ecoles normales supérieurs (Ens), écoles normales supérieures d’enseignement techniques (Enset) et tous les autres concours.  Que ce soit le 1er ou le 2nd  cycle. Pour l’heure, les discutions sont au niveau des ministres de l’enseignement supérieur et celui de la formation professionnelle. Au niveau du Minsup, ces concours ont d’ores et déjà été  enregistrés. » Affirme notre source.  Or sur la place publique,  L’aval du patron des  universités du Cameroun n’apparait encore nulle part, pour lancer la course vers les écoles de formations des  professeurs d’enseignement  secondaire. 

Dans les centres  de préparation de concours à Yaoundé, le sujet fait tache d’huile. Les avis sont partagés entre étudiants. Les encadreurs dans les écoles de prépa cultivent l’espoir et le culte de la patience.  Pour les formateurs, pas une séance de cours ne passe  sans outrepasser des aveux  des fidèles  au sujet de la disponibilité de la prochaine date de composition.  «  C’est déjà notre quotidien. Chaque jour, nous essayons à notre niveau de nourrir l’espoir à ceux qui nous font confiance en faisant des cours de prépas chez nous. Nous les rassurons que,  d’ici peu les concours seront  lancés. Que ce soit les écoles normales supérieures (générales ou techniques), chacun pourra se défendre bientôt face aux épreuves ». affirme un encadreur au quartier Melen à la fin des cours.

Rendu au mois d’aout, dernier mois de vacance,  la première vague de préparation intensive s’est achevée avant le 8 de ce mois. Date à laquelle ont débuté les cours de la deuxième vague. Occasion pour les retardataires des se rattraper et participer malgré eux à la course de l’espoir. «  J’ai commencé les cours il y’a dix jours. Tout se passe bien jusque-là. Mais j’ai d’abord hésité parce qu’on m’a fait comprendre qu’on  n’intègre plus à l’école normale. J’ai décidé de me préparer à présenter le premier cycle après mes résultats du baccalauréat ». confie Jean Claude. Ce dernier ne semble pas être le seul à avoir émis des réserves à intégrer un groupe d’étude. Des avis abondent au sein des effectifs de la deuxième vague.

Or, Steve A est inquiet de la tenue effective du concours cette année. Il est passionné de l’enseignement et fait partie des premières personnes à suivre les cours de préparation. «  J’ai fait deux mois de cours, je me sens prêt pour l’ENS de Maroua et l’Enset de Douala. Mais j’ai peur que les connaissances s’évaporent avec l’incertitude qui plane sur les dates des concours.  Surtout que l’arrêté n’est pas encore sorti. Le temps de faire les dossiers et de composer, j’aurais peut-être perdu la moitié de mes connaissances sur le deuxième cycle ». Dit-il assis devant l’amphi 502 de l’université de Yaoundé 1, venu le matin pour réviser seul.

Pourtant  la date du 16  mars 2022 confirme belle et bien que ces concours devraient avoir lieu. Ce jour-là, le Minsup a publié le calendrier précisant les dates de concours dans les établissements  des universités d’Etat au titre de l’Année 2022-2023.  Il est prévu que les 10 et 11 septembre prochain, l’école normale supérieur de Yaoundé doit, selon le calendrier préventif, ouvrir le bal avec le premier cycle samedi et le second dimanche. Maroua quant à lui attendra le mois d’octobre. Soit les 8 et 9 de ce mois-là. Le premier et le second cycle des ENSET de Douala se peaufinent les 24 et 25 septembre prochain alors que Ebolowa se projette les 1er et 2 Octobre. Naturellement, les candidats envisagent déjà un « glissement » de date assuré et une perte de temps considérable.

Une Offre soumise à des conditions

Si la Direction des accréditations universitaires et de la qualité militait encore pour maintenir les droits acquis pour étudiants admis jusqu’en 2022, qui seront automatiquement intégrés dans la fonction publique I ’issue de leur formation, les postulants de qui sont en berne cette année sont sans ignoré que leur sort est mis sous scellé et devraient se contenter de la simple formation. Les nouvelles procédures d’Intégration à la Fonction publique adopté et énoncées le  04 Avril 2022  par le ministre Joseph LE   l’Ecole normale supérieure de Yaoundé sont moins rassurantes.

Joseph Le, Minfopra

Non  seulement il faut désormais  systématiser la constitution des dossiers d’intégration des enseignants avant la fin de leur formation par les intéressés et les institutions auxquelles ils sont affiliés ; de veiller, en relation avec les universités d’État compétentes, au dépôt systématique dans les délégations régionales ou dans les services centraux du Minfopra, le cas échéant, des dossiers d’intégration des lauréats des Ens et Enset. Mais aussi il faut soumettre les dossiers d’intégration au Minfopra et qui est chargé de faire le point exhaustif sur les dossiers d’intégration des enseignants en instance au Minesec et au Minedub. Sans oublier, entre autres, de mettre en œuvre toutes les mesures concourant à la dématérialisation et la simplification des procédures de traitement des dossiers d’intégration dans la Fonction publique. Ce jour-là, le Minfopra avait indiqué qu’il y aura une réduction des délais. « Désormais, le jeune lauréat n’attendra plus au-delà de 90 jours avant d’être intégré ou alors d’avoir son matricule », avait affirmé Joseph LE.

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