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Concours de la police : le calvaire des candidats au Cameroun

Ils peinent à faire légaliser leurs documents pour déposer les dossiers.

Par Ali

Viviane, 24 ans, titulaire d’un master 1 en droit, souhaite faire partie des candidats au concours de la police, lancé il y a quelques semaines au Cameroun. Son cadet et elle ont décidé de se présenter à ce concours pour « tenter leur chance ». Sauf que les choses ne se passent pas comme prévues. « Nous rencontrons d’énormes difficultés pour constituer les dossiers », se plaignent-ils. Et ils ne sont pas les seuls futurs candidats à tirer la tronche.

« Les problèmes commencent dans les préfectures et sous-préfectures. Les lenteurs administratives sont telles qu’on se demande si un jour on pourra faire légaliser nos documents. Pour certifier l’attestation de présentation du diplôme avec lequel le candidat souhaite concourir, il faut en moyenne trois jours c’est à dire cinq jours à la sous-préfecture et  deux jours à la préfecture. Ça c’est le principe. Mais la réalité est autre. Vu que ça fait deux semaines que j’y vais mais rien. J’ai déposé mes pièces, et jusqu’aujourd’hui on ne les a pas retrouvées », confie Raina, une autre potentielle candidate. Âgée de 23 ans, titulaire d’une licence en lettres modernes françaises (LMF),  elle ignore à quel saint se vouer.

« Pour ce qui est de la certification des différents documents de la police (certificat de toise, et fiche de renseignement), la certification dépend d’un commissariat à l’autre, certains certifient les documents sans timbre et d’autres compliquent ou même refusent de signer si le timbre fiscal a déjà été apposé. L’enregistrement et l’inscription en ligne sont un autre calvaire », ajoute Myriam, elle aussi âgée de 23 ans.

De plus, certains candidats qui se font enregistrer ne reçoivent aucun message de confirmation qui leur donne la date de dépôt de leur dossier. « Lorsqu’on se rend à l’école de police pour exprimer nos inquiétudes, on nous propose une autre procédure à suivre », informe Myriam.

16 000 FCfa

Il faut dire que l’inscription se fait en ligne et les frais de concours se règle par mobile-money (orange/Mtn, express-Union). Pour la validation de l’inscription, il faut débourser 250 FCfa de crédit de communication. Et si vous manquez au rendez-vous qui correspond à la date de dépôt de votre dossier, il y a encore une autre démarche à suivre. Cette démarche commence par la validation du code qui a été attribué lors de votre inscription par message, au candidat, afin ce dernier soit à nouveau reprogrammé.  

Contactés par Sukulu, certains commissariats, sous-préfectures et préfectures, demandent aux futurs candidats au concours de la police de « respecter de manière strict les différentes procédures, à un peu de patience, au vu de quelques problèmes de connexion ou de réseau que nous connaissons. Si on demande de ne pas apposer le timbre, qu’ils ne le fassent pas. Si on demande de le faire, qu’ils le fassent. »

En rappel, la direction générale de la sûreté nationale (Dgsn) a lancé un concours direct pour le recrutement de 1750 élèves gardiens de la paix au centre d’instruction et d’application de la police. L’âge requis pour les futurs candidats est de 17 à 27 ans au 1er janvier 2021. Quant aux diplômes exigés, il s’agit du certificat d’études primaires (Cep) ou First School Leaving certificate (Fslc). Les inscriptions sont ouvertes depuis le 30 novembre 2021. Et elles vont s’achever sur le site de la Dgsn, le 8 janvier 2022 à 15h30. Les frais d’inscription s’élèvent à 16 000 FCfa.

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