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  • Yaoundé - Cameroun

Pr Désiré Avom : les filières offertes sont recherchées par le marché du travail 

doyen de la Faculté des Sciences Economiques et Gestion de l’université de Yaoundé II.

Propos recueillis par Nadine Ndjomo

Il y a du nouveau à la Faculté des Sciences Economiques et Gestion de l’université de Yaoundé II. On parle des filières classiques et professionnelles pour une insertion réussie. De quoi s’agit-il ?

La Faculté des Sciences Economiques et Gestion de l’Université de Yaoundé II communique sur son offre de formation. Cette offre de formation a un parcours classique et un parcours professionnel. Le parcours classique permet de donner aux étudiants des compétences théoriques sur différents domaines des sciences économiques et de la Gestion. Cette formation permet aux apprenants d’obtenir la Licence, le Master Recherche et le Doctorat dans l’une des filières choisies en Sciences Economiques et en Gestion. Toutefois, il est à noter que ce parcours n’échappe pas au processus de professionnalisation de l’enseignement. En effet, certaines compétences sont données aux étudiants dans la création des entreprises afin de faciliter leur auto employabilité. Par ailleurs, les enseignants sont appelés à concilier connaissances théoriques et pratiques pour faciliter l’insertion professionnelle des étudiants. Le parcours professionnel ouvert aux étudiants et aux professionnels. Les filières offertes sont celles qui sont recherchées par le marché du travail. La plupart de ces filières ont pour partenaire les entreprises privées, publiques et parapubliques qui participent à la formation par leurs enseignements (les cadres des différentes structures y dispensent des cours), les conférences d’actualité organisées ainsi que les stages d’imprégnation en entreprise offerts. Les formations professionnelles respectent scrupuleusement les exigences en termes de quota réglementaire des enseignants soit 30% des pour les enseignants d’Université et 70% pour professionnels. L’insertion des apprenants est donc assurée grâce à ces différents partenariats.

Parmi les filières que vous proposez, il y a gouvernance urbaine et collectivité territoriale décentralisée (CTD), Analyse et évaluation des projets. Pourquoi proposer ces filières de manière distincte, vu que l’une des filières peut être considérée comme un chapitre de l’autre ?

La gouvernance urbaine et collectivité territoriale décentralisée (GUCTD) est une filière distincte de l’Analyse et Evaluation des Projets. La première entre en droite ligne avec le processus de décentralisation entamée au Cameroun. Il est question de donner des compétences en matière gestion de la ville et tout ce qui entre dans la gestion locale. Les questions d’aménagement du territoire, de la fiscalité locale, de la gestion des biens publics locaux, les questions de mobilisations des ressources pour la collectivité et de leur allocation, de comptabilité et d’analyse financière des CTD etc. sont quelques thèmes à aborder dans cette formation. Par contre, la formation en Analyse et évaluation des projets donne des compétences en matière d’élaboration des projets, leur montage, leur analyse et leur évaluation. Les projets en question ont une portée transversale dans la mesure où ils concernent plusieurs pans de l’activité économique. L’une ne saurait être considérée comme le chapitre de l’autre.

Quelle différence y-aura-t-il entre la formation en CTD de l’université de Yaoundé II et celle qu’on fait à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) depuis 10 ans dans la filière coopération internationale, management environnemental et coopération décentralisée (CA2D), ou celle de la Nasla ?

Les formations à l’IRIC ont une dimension internationale alors que la formation en CTD de la Faculté se limite aux aspects, locales d’une économie.

Quelles sont les débouchés pour ces deux filières au Cameroun ?

Le processus en marche de la décentralisation va nécessiter un capital humain dans la gestion des communes et des régions. Les personnes formées en GUCTD pourront donc intégrer ces entités. Par ailleurs, elles peuvent mettre sur pied des cabinets conseil pour appuyer les acteurs du développement local. Les spécialistes en AEP sont employés dans les bureaux d’études aussi bien dans l’administration publique centrale ou locale, dans l’administration privée ainsi que dans les organisations internationales. Ils peuvent également mettre sur pied des cabinets conseil.

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