Fermeture des écoles : des conditions difficiles…de longues procédures

Malgré la publication des listes des établissements du primaire et du secondaire qui enfreignent la loi au Cameroun, la situation ne change pas.

Par Rose Nang

316 écoles primaires ont été épinglées par Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre Camerounais de l’Education de base. Il leur reproche de fonctionner dans l’illégalité.  Or, la loi est claire.  Quoi qu’ayant subi quelques modifications,  la procédure pour créer et ouvrir une école maternelle et primaire, à suivre est idem.

D’après le Minedub,  pour créer une école primaire et maternelle au Cameroun, il faut remplir une fiche auprès de la direction du suivi de l’enseignement de base à Yaoundé ou soit dans une délégation régionale. La structure chargée de la création des écoles. Et cette structure régionale travaille en collaboration avec le secrétariat à l’éducation qui peut être des secrétariats à l’éducation catholique, islamique ou Laïc. Un dossier doit être présenté. Il doit comporter le nom de l’établissement, le titre foncier, la superficie, les bâtiments à construire ; qui doivent répondre aux normes du ministère de l’Education de base. La descente se fait avec les structures techniques du ministère déconcentré.

Si tous les éléments respectent les normes, la direction du suivi de l’enseignement privé  de base délivre un arrêté d’ouverture qui dit que vous êtes capable d’ouvrir une école. C’est après cet accord de « principe » qu’un arrêté de création est délivré, puis un arrêté d’ouverture ; qui permet donc, au promoteur d’un établissement primaire et maternel, francophone ou anglophone, arabe, protestant, laïc, … d’ouvrir son école. Une fois en possession des arrêtés de création et d’ouverture, une commission descend sur le terrain pour vérifier  la qualité des bâtiments. 

Et si l’établissement est en région, les rapports des experts des services déconcentrés du ministère de  l’éducation de base font foi. Le  dossier est renvoyé  à la direction de suivi des enseignements de base qui traitent le dossier et qui le porte à l’attention du ministre, qui signe les arrêtés.

Côté innovation, il est désormais exigé aux promoteurs d’établissements de construire leurs écoles sur une superficie d’au moins 1500 mètres carré à l’effet d’avoir des autorisations de création et d’ouverture d’une école. De plus, le titre foncier doit être au nom du fondateur de l’établissement. Et c’est là où le bât blesse. De nombreux promoteurs ne parviennent pas à respecter ces conditions.

Tandis que certains promoteurs louent des titres fonciers ; d’autres ne construisent pas des bâtiments conformes au règlement et ils sont nombreux qui ont construit sur des parcelles de moins de 1500 mètres . « Mais aucune école ne peut être fermée définitivement ; surtout si elle est déjà fonctionnelle; même si elle n’a que l’arrêté de création. Quand le ministre liste les noms des écoles qui fonctionnent dans l’illégalité, c’est pour inciter les promoteurs à se conformer à la loi », confie-t-on au Minedub.  

Nadine Ndjomo

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