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Cameroun – Briqueterie : Au cœur de la fabrication des cantines métalliques

Les métiers ne cessent de s’accroître dans la capitale. En parcourant les artères de la ville de Yaoundé, il n’est pas difficile de constater que l’entreprenariat demeure au centre des activités quotidiennes. Au quartier Briqueterie, la fabrication des cantines métalliques ressort comme l’un des domaines de la passion et de l’enthousiasme chez certains jeunes. Tous, titulaires d’une formation spécialisée, ces jeunes qui exercent dans ce domaine viennent des différents horizons du pays. Diderot Yakuba, ce ressortissant du Noun région de l’Ouest s’occupe à confectionner et à revendre les cantines. Il exerce ce métier depuis sept ans déjà.

« Je suis passionné par la fabrication des cantines. Ceci nécessite tout de même d’avoir comme matériel une tôle lisse pour lever les côtés, du fer pour fixer les poignets, des fils d’acier pour les contours, des pointes pour la soudure et de la peinture pour la décoration » explique d’entrée de jeu le jeune homme. Et de poursuivre, « les prix des cantines varient entre 15.000 FCfa et 35.000 FCfa en fonction de leurs capacités. L’approche de la rentrée est une opportunité plus que jamais pour nous de ce faire un peu d’argent car en cette période nous écoulons nos produits à coup sûr » a-t-il expliqué.

Par ailleurs, la cantine est un outil de stockage idéal pour les déménagements, pour archiver les dossiers ou de vieilles affaires. Généralement réservée pour les internes et les séminaristes, elle s’adapte à tous les besoins de ces derniers, les aide à ranger et à protéger leurs effets.

De même, c’est un outil imperméable rectangulaire à quatre angles avec deux poignets pour faciliter son transport. Il possède une grande ouverture sur le dessus et un anneau de fermeture pour cadenas, « je suis particulièrement impressionner par le travail que font ces jeunes. Aussi, la rentrée scolaire étant proche je suis venu en acheter pour mes enfants qui sont tous dans les internats. Le moment est également bien choisi dans la mesure où c’est encore moins cher », souligne Asta une cliente.

« Je travaille avec professionnalisme et enthousiasme. J’accepte les défis, et je consacre tout mon temps et toute mon énergie à chaque projet auquel je participe » nous rassure-t-il. Comme tout commerçant, ce dernier travaille tous les jours de sa vie et considère chaque projet comme une opportunité. Ce qui leur permet de subvenir à leurs besoins familiaux. Ousmanou Adamou le signifie si clairement : « Je peux faire deux jours sans vendre, mais lorsque cela arrive, je vends cinq cantines, voire plus ». La rentrée scolaire apparaît alors comme une période riche en opportunités.

Par Cécile Nkouma

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