Couverture des programmes : quand doit-on évaluer ?

Les enseignants se prononcent

Par N.N

Mr Mala, Enseignant au lycée de Ngoumou.

« À la fin du premier trimestre on doit avoir au moins 35% de taux de couverture »

Il y a six évaluations au secondaire. Elles sont qualifiées d’évaluations sommatives. Cette évaluation se fait à la cinquième semaine. Soit dit en passant chaque évaluation sommative a une durée de six semaines. Et le programme scolaire est divisé selon un calendrier bien précis. Pour évaluer il faut couvrir la notion prévue à cet effet. Trois semaines sont destinées aux ressources. C’est à dire pour enseigner. La 4e semaine, à l’intégration. C’est-à-dire que pour vérifier si la notion a été assimilée. La cinquième semaine pour évaluer. La 6e pour les « remédiations ». On peut calculer le pourcentage de couverture de programme mensuel, trimestriel et annuel. À la fin du premier trimestre on doit avoir au moins 35% de taux de couverture. 70% à 80% au 2e trimestre. Et le 3e trimestre conclut.

Dr Rodrigue Saoungoumi Sourpele, Enseignant d’Informatique à l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences Agro-Industrielles (Ensai) de l’université de Ngaoundéré.

« Atteindre 75% du contenu »

À l’université y a au minimum, deux types d’évaluations. Il y a le Contrôle Continu (pouvant être effectué plusieurs fois) et un examen final. Pour le Contrôle continu, il peut être effectué après le passage d’une séquence d’activités (chapitre par exemple) afin d’évaluer le niveau acquisition des capacités, et ajuster la suite du cours au besoin et si nécessaire ! Pour l’évaluation finale je pense qu’il faut au moins avoir atteint 75% du contenu du cours pour songer à une évaluation terminale. Mais il faut naturellement au moins un contrôle continu avant tout examen terminal.

Faustin Kamgue, chargé d’études au collège Henri Dumont (Douala).

« On doit faire une couverture à 100% »

Des séquences dépendent des unités de valeur aujourd’hui. On ne peut pas estimer à une séquence, qu’on veut éviter au 2/3. Il y a un pourcentage global et nous avons huit évaluations alors que dans les lycées c’est cinq. À la première séquence, c’est des pré-requis des classes antérieures, on veut voir si l’enfant maîtrise quelques notions. L’évaluation à ce moment est vraiment assez simple et permet à l’enfant de tout simplement de se remémorer des notions à la classe antérieure. Maintenant au fur et à mesure on interroge sur ce qu’on a vu et ça dépend de la concertation dans le département. Il y a ce qu’on appelle l’évaluation harmonisée et l’évaluation uniformisée.

Une évaluation harmonisée se passe dans les mêmes salles de classe, alors que l’évaluation uniformisée veut dire qu’on interroge sur les mêmes leçons et on donne les mêmes d’exercice aux élèves de même niveau. Tout cela c’est une concertation du département donc parler de pourcentage encore je le dis pour interroger sur une leçon, il faut l’avoir terminé. Il faut avoir fait des exercices d’applications il faut avoir fait des « remédiations », il faut avoir fait des petites évaluations pour voir si on a compris ou pas. Donc ce sera un peu mitigé de dire qu’on est à 20%, 30%…En principe la couverture minimale, doit être à 80%, le taux de des couvertures de programme sinon il devrait être couvert à 20%. Alors chez nous à Henri Dumont, les programmes sont couverts à 100% chaque année. Seulement, lorsqu’on est déjà à 85 -99 cela veut dire qu’on peut déjà s’attendre à une bonne évaluation lorsqu’on regarde les épreuves des examens cette année, on voit qu’on a touché  à presque tout. On est allé au début, on est allé un peu vers la fin. Donc logiquement,  on doit être entre 80-90% pour espérer être dans la fourchette. Sinon, on doit faire une couverture à 100%

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